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Mise à jour le 23/01/2017 à 10:08

Éléments remarquables observés en Italie


En Italie

L'organisation des études secondaires en Italie ressemble à la nôtre (voir "Le système scolaire italien"). La différence majeure réside dans le fait qu'il s'agit d'un enseignement inclusif. Il n'existe pas d'enseignement spécialisé semblable à ce que nous connaissons en Fédération Walloine-Bruxelles.

 

- les professeurs de soutien (i professori di sostegno) n’ont ce titre qu’après avoir suivi une formation spécifique et réussi l’examen;

- la proportion de Chinois dans la population de Prato est très élevée. Les enfants chinois qui naissent en Italie sont envoyés dans leur famille en Chine jusqu'à l'âge de 12 ans. Quand ils reviennent, ils ne parlent pas l'italien mais doivent être scolarisés. Les écoles pratiquent l'inclusion à l'égard des "primo-arrivants", car il n'y a pas de DASPA ou classes-passerelles;

- il n'y a pas non plus d'enseignement spécialisé, les élèves handicapés fréquentent les mêmes cours que les autres élèves, tout en bénéficiant d'un accompagnement dont la durée varie en fonction du handicap;

- les élèves qui présentent des troubles d'apprentissage font l'objet d'un diagnostic neuropsychiatrique et peuvent bénéficier d'un soutien personnalisé et de dispenses légales;

- un dispositif BES (élèves à besoins spécifiques) existe dans toutes les écoles, et s'adresse:

- aux jeunes qui ne parlent pas l'italien;

- aux élèves qui ont des troubles DYS:

- aux élèves qui souffrent d'un handicap;

- aux élèves qui ont des problèmes sociaux ou familiaux.

- il y a une coordinatrice BES dans chaque école. Les écoles sont équipées pour accueillir les enfants handicapés (salle de bain par exemple, et présence permanente d'un service socio-médical) et pour traiter les différents troubles;

- chaque élève a un plan d'enseignement individuel qui est guidé par la notion d'objectif minimum (objectif réalisable par l'enfant) à atteindre. Ce n'est pas tant la quantité de matière qui compte mais la progression de l'élève, son cheminement pour arriver à atteindre l'objectif fixé;

- l'évaluation est essentiellement formative, sauf quand il s'agit de passer les épreuves de l'état, on évalue si les objectifs sont atteints, sans appréciation chiffrée, et on évalue aussi le relationnel

- une coopérative sociale est à la disposition de chaque école pour du coaching scolaire, la formation des enseignants aux DYS; l'aide sociale aux élèves, les camps d'été, la didactique BES, etc. Les coopératives sont financées par les régions et les communes (les enseignants sont payés par l'état);

- les élèves ne vont pas à l'étude, si un professeur est absent pour une courte durée et n'est pas remplacé, les autres collègues se répartissent les élèves, ou la direction assigne les classes aux professeurs libres, dans une fourchette de 80 heures par an, qui comprend également les concertations diverses, mais cette fourchette est souvent dépassée;

- il n'y a pas d'éducateurs mais il y a un surveillant (sans titre pédagogique) à chaque étage;

- les deux premières semaines de septembre sont sans élèves, elles sont consacrées aux formations, à la coordination de projets, aux réunions, etc.

- le développement européen est très important dans les écoles italiennes;

- chaque professeur est à disposition des parents une heure par semaine dans son horaire, en plus des réunions de parents;

- l'école part du principe que les parents ont un rôle important à jouer dans la scolarité de leur enfant et les implique beaucoup, notamment dans le plan individuel;

- l'enseignement n'est jamais frontal, les élèves travaillent en groupes, et souvent sur plusieurs niveaux de difficulté;

- l'école italienne est en mouvement: projet Easycom pour les primo-arrivants, manuels BES à l'échelle nationale, projet KISS contre le décrochage scolaire, etc.