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Mise à jour le 23/01/2017 à 10:08

Éléments remarquables observés aux Pays-Bas


Le système scolaire aux Pays-Bas est assez différent du système belge (voir "Le système scolaire néerlandais"). A la fin de l’enseignement primaire, il est certes proposé une orientation à l’élève et à ses parents mais les parents ne sont pas obligés d’accepter cette proposition. Une fois engagé dans une filière, l’élève ne peut plus revenir sur son choix, il doit mener son parcours à son terme au sein de la filière. L’élève qui échoue deux fois à l’évaluation finale peut néanmoins être réorienté d’office vers la filière comptant une année de moins, pour autant qu’il n’ait pas atteint l’âge limite de l’obligation scolaire.

 

Les élèves passent généralement automatiquement dans la classe supérieure mais le redoublement est possible, si l'établissement scolaire détermine que c'est la meilleure solution.

La remédiation n’est pas institutionnalisée aux Pays-Bas, en ce sens que des heures n’y sont pas consacrées dans la grille-horaire, mais chaque professeur est tenu de pratiquer la remédiation immédiate dans sa classe et des devoirs supplémentaires plus ciblés sont donnés aux élèves qui ont éprouvé des difficultés au cours de la leçon. Les professeurs hollandais ont un horaire de 29 à 31 heures hebdomadaires, qu’ils doivent prester dans leur école et  à côté de leurs cours, ils sont amenés à faire du tutorat, à mettre sur pied des ateliers… Chaque professeur a la responsabilité de la réussite d'une vingtaine à une trentaine d'élèves.

Il faut remarquer que les écoles reçoivent des subsides en fonction du nombre d’élèves sortants ayant réussi les épreuves externes finales.

 

Aux Pays-Bas, l'enjeu le plus important est d’essayer d’accrocher les élèves qui ne viennent plus à l’école. L’état délègue ainsi aux municipalités le contrôle de l’obligation scolaire. Celui-ci s’effectue au moyen d’un service spécialisé regroupant divers intervenants sociaux et scolaires (on pourrait dire que ce service regroupe les matières exercées par nos services de contrôle de l’obligation scolaire, nos SAS, nos CPMS…). Dès que les élèves ont atteint un certain nombre de jours d’absence injustifiée, ils sont repérés automatiquement par un système informatisé et sont sommés de se rendre dans ce service spécialisé de la municipalité. Ils doivent y rendre des comptes concernant leurs absences et, au cas où celles-ci ne peuvent être imputées à leurs parents, ils sont déclarés responsables eux-mêmes et des conséquences s'ensuivent: sanctions, thérapie, etc. Ce système semble assez efficace d'autant plus qu’une municipalité dispose de plus de moyens et de temps pour assurer le suivi de l’absentéisme des élèves de son territoire qu’un service comme notre DGEO (Direction générale de l’Enseignement obligatoire) qui doit contrôler et suivre les élèves de toute la FWB.

 

Outre ce système centralisé de gestion des absences, les participants belges ont été agréablement surpris de la qualité et de la quantité de projets mis en place par la municipalité d’Assen pour faire en sorte que les élèves reviennent à l’école et retrouvent un sens à ce qui leur est enseigné à l’école. Dans ce cadre, ils ont eu l’occasion de visiter :

  • une belle bibliothèque ouverte et accueillante, très bien équipée en TIC ;
  • un moulin permettant d’aborder les matières de manière très pratique et de motiver les élèves à apprendre ;
  • les archives municipales, dans lesquelles un espace est consacré spécialement à accueillir les élève. Ils y peuvent faire des recherches accompagnées (sous la forme de jeux d’énigmes) ;
  • une très belle école où l’on dispense de l’enseignement qualifiant.